Cure d’incontinence urinaire

 

QU’EST CE QU’UNE CURE D’INCONTINENCE URINAIRE ?

Cette intervention consiste à rétablir un soutènement d’une partie de la vessie.

 

COMMENT SE PASSE L’INTERVENTION ?

L’intervention peut être réalisée sous anesthésie loco-régionale (péridurale ou rachianesthésie) ou sous anesthésie générale, selon votre cas, et les décisions du chirurgien et de l’anesthésiste

L’intervention consiste à mettre en  place par le vagin une bandelette en matériau bio-compatible qui maintient le canal de l’urètre. La bandelette restera sans tension, tel un hamac, sous l’urètre, le supportant pendant l’effort afin d’empêcher toute fuite d’urines.

Trois petites incisions sont pratiquées, une de 2 cm à l’intérieur du vagin, les deux autres dans l’aine.

Une fois l’intervention terminée, on met en place une sonde urinaire qui sera laissée en place pour une durée variable

 

Y A T-IL DES RISQUES OU DES INCONVÉNIENTS ?

La cure d’incontinence urinaire est une intervention courante et bien réglée dont le déroulement est simple dans la majorité des cas.

En cours d’intervention, des lésions de la vessie, des voies urinaires ou d’organes de voisinage peuvent se produire de manière exceptionnelle  nécessitant une prise en charge chirurgicale spécifique.

Dans le cas exceptionnel, d’hémorragie pouvant menacer la vie de la patiente, une transfusion sanguine, où de produits dérivés du sang peut être rendue nécessaire.

Dans les suites de l’intervention, les premières 24 heures  peuvent être douloureuses  et nécessiter des traitements antalgiques. Après l’ablation de la sonde urinaire, des difficultés à uriner peuvent être rencontrées pendant quelques jours, et peuvent parfois justifier un traitement médicamenteux, éventuellement de remettre en place une sonde urinaire, voire de prolonger la durée prévue d’hospitalisation.

L’association d’une cure de prolapsus génital à une cure d’incontinence urinaire, augmente le risque de rétention urinaire post-opératoire de façon notable.

Parfois, un hématome ou une infection (abcès) peuvent survenir, nécessitant le plus souvent de simples soins locaux. Il n’est pas rare qu’une infection urinaire survienne, généralement sans gravité.

Un traitement anticoagulant peut être prescrit pendant la période de l’hospitalisation afin de réduire le risque de phlébite (formation d’un caillot dans une veine des jambes) ou d’une embolie pulmonaire .

Exceptionnellement,  une hémorragie ou une infection sévère peuvent survenir dans les jours suivants l’opération, et nécessiter une réintervention. Comme toute chirurgie, cette intervention peut comporter très exceptionnellement un risque vital ou des séquelles graves ;

A distance de l’intervention, il existe une possibilité d’amélioration incomplète, voire d’échec de la cure d’incontinence d’urines. Il peut parfois survenir une récidive d’incontinence urinaire plusieurs mois ou plusieurs années après une intervention réussie.

Dans quelques rares cas, plusieurs mois ou plusieurs années après l’intervention, des migrations de la bandelette ont été décrites pouvant nécessiter une ablation.

Certains risques peuvent être favorisés par votre état, vos antécédents, où par un traitement pris avant l’opération. Il est impératif d’informer le médecin de vos antécédents (personnels et familiaux) et de l’ensemble des traitements et médicaments que vous prenez.

 

Cette feuille d’information ne peut sans doute pas répondre à toutes interrogations. Dans tous les cas, n’hésitez pas à poser au chirurgien toutes les questions qui vous viennent à l’esprit.

© 2017 - Graphisme : Melanie Duquesne