Témoignages écrits (dans plusieurs langues)

 

Due to a small physical problem, I knew before giving birth with my first child that I would have to have a c-section under a general anaesthetic, although the operation was planned, an early labour resulted in an emergency caesarean.  Unfortunately, it was very stressful, hurried and painful and took weeks to be able to walk again properly and months to feel fully recovered.  I spent the first few days’ post-op in a haze of pain and medication.  Unable to perform the bath, walk or carry my baby.  It was such a painful experience that caused many secondary issues for long thereafter.  So, when I got pregnant with my second child, I searched for a long time to find an obstetrician who specialised in post caesarean recovery and was open to alternative birthing options.  A friend had recommended Dr Simon to me so I looked online at her webpage and was instantly interested by her different way of performing a c-section.  I booked an appointment to meet her to discuss my concern at reliving my first experience.  Upon meeting her I was very much reassured that with her techniques my experience the second-time round would be entirely different.
The reality did not disappoint.  Not only was my pre-op care and advice excellent, the difference between my two caesareans is almost indescribable.  With Dr Simon’s techniques, I was up and walking upright 3 hours’ post op.  I was able to get in and out of my hospital bed with no assistance immediately.  I took my baby to do his first bath, changed his nappies and breastfed with no difficulty.  I was even able to shower and dry my hair 24 hours later.  I could not believe the difference in the two experiences.  I left hospital after 3 days and was able to easily walk up the stairs at home, carry my 21-month-old daughter, lift her in and out of bed, put her in the car all pain free.
I would liken the level of pain to a badly pulled muscle, that lasted 48 hours.  After which I felt tired but my tummy felt a little tight but overall, I did not feel like I had had major surgery.  This helped with both bonding with my newborn and also my relationship with my toddler, who was keen to see mummy back as before.  I cannot recommend Dr Simon enough and will be eternally grateful to her for offering her revolutionary techniques and am at a loss of why other doctors do not offer them.

 

J'ai accouché en juillet 2016 par césarienne d'un petit prince. C'était ma 3e césarienne et j'appréhendais énormément car j'avais eu deux mauvaises expériences pour les deux précédentes naissances et mon mari n'avait assisté à aucune naissance de ses enfants auparavant malgré son désir de le faire et sa présence les jours J. En urgence il ne pouvait qu'attendre à l'extérieur.
La première césarienne en urgence a été décidée après un travail très long, la rupture de la poche des eaux et un col qui ne s'ouvrait pas. Donc grosse désillusion et déception pour moi qui révais d'un accouchement le plus naturel possible et sans péridurale. Les suites de couches ont été douloureuses mais je voulais un autre enfant malgré tout.
2e grossesse, j'ai espéré me réconcilier avec l'accouchement mais ça a été pire. La cicatrice tirait jusqu'à la fin de la grossesse. Face à un risque de rupture de l'utérus, une césarienne est programmée. J'imaginais donc une naissance moins douloureuse vu que cette fois la césarienne ne devait pas se faire en urgence. Mais... la rachi-anesthésie n'a pas marché et donc ce fut une césarienne sous anesthésie générale. Le réveil fut horrible. J'avais tellement mal que mes premiers mots ont consisté à demander à etre soulagée. Sous morphine, j'étais dans le gaz et n'ai pas de souvenir de la découverte de mon bébé ce jour là. Les souvenirs que j'ai démarrent au lendemain de sa naissance. Et les suites de couche ont été très douloureuses, tellement douloureuses et persistantes dans le temps que je ne voulais plus d'enfants.

Les années ont passé et l'envie d'un 3ème enfant est revenue. Par contre cette fois, je savais que j'aurai forcément une césarienne après les 2 précédentes. J'ai donc cherché des infos sur internet sur une technique moins douloureuse. Je suis tombée sur le site du Dr Simon. Par chance je venais d'emménager depuis peu à Versailles donc j'ai pris rdv avec elle. Nos échanges me rassuraient mais j'avais encore cette crainte de l'anesthésie qui ne fonctionnerait pas. Donc jusqu'au bout j'espérais bénéficier de sa technique sans y croire à 100%. Et pourtant, ça a marché. Avec l'utilisation du Winner Flow, on participe à la naissance du bébé même si c'est une césarienne en poussant le bébé vers la "sortie". La naissance est donc moins brutale et avec la possibilité de faire du peau à peau, on sent que l'on donne vraiment naissance à son enfant et non pas qu'un médecin nous le sort du ventre uniquement. Cette naissance a été la plus belle et mon mari a pu y assister cette fois-ci. Les jours suivants sont douloureux car ça reste un acte chirurgical mais ayant eu la césarienne classique 2 fois, j'ai senti une vraie différence (possibilité de se mouvoir plus vite plus facilement).  Il est vraiment dommage que l'on ne soit pas informé de la possibilté d'avoir recours à une autre technique que la technique classique.
Un grand merci au Dr Simon et à son assistante.

 

 

Quand on attend son enfant, on veut que tout se passe pour le mieux. L'anxiété mêlée d'impatience et d'excitation de cette première grossesse nous a amenés à fortement réfléchir sur les conditions d'accueil que nous voulions pour notre petit garçon. Dans cette optique, nous avons fait de l'haptonomie avec une sage-femme, avons écrit un projet de naissance, voulions un accouchement le moins médicalisé possible.
La césarienne avait certes été abordée, mais pour nous cela ne nous arriverait pas: notre fils viendrait au monde le plus simplement possible.
Mais il en a été autrement et notre petit garçon ne pouvait sortir que par césarienne (pratiquée en urgence, donc).
Cela a été une grande déception pour moi de ne pas pouvoir accoucher par voie basse...sur le moment.
Avec le recul et après avoir discuté sur la césarienne "classique", je me rends compte à quel point nous avons eu de la chance.
D'abord, mon compagnon a pu être à mes côtés en permanence (sauf durant une quinzaine de minutes pour être préparée à l'intervention), j'ai pu avoir mon petit garçon sur moi en peau à peau et nous avons pu faire connaissance tous les 3 sans être pressés. Puis mon compagnon a pu rester avec notre fils pendant les deux heures où j'étais en salle de réveil.
La cicatrice était certes un peu douloureuse mais tout à fait supportable grâce aux comprimés pris les deux ou trois premiers jours, et surtout elle ne m'a jamais empêché de m'occuper moi-même de mon enfant, le porter ou l'allaiter, même une fois rentrés à la maison.
C'est réellement dommage que la césarienne extra-péritonéale soit encore si méconnue et que les difficultés liées à un accouchement par césarienne "classique" soient considérés comme un passage obligé... Les femmes ont tellement à gagner tant au niveau de la douleur, la récupération après l'intervention, l'attachement avec son bébé.
Pour une prochaine grossesse, il est évident que si jamais une césarienne était de nouveau à prévoir, ce sera une césarienne extra-péritonéale!

 

 

J'ai donné naissance le 29 Septembre 2015 à mon premier enfant, un petit garçon, grâce à la technique de césarienne extra-péritonéale pratiquée par le Dr Simon.

Très déçue de ne pouvoir donner la vie par voie basse, idéal accouchement ancré en moi depuis longtemps, je peux témoigner de mon entière satisfaction et surtout de la très agréable suprise du moment et des suites médicales de cette césarienne.

- la poussée avec le Winner Flow, la communication sympathique et permanente avec le Dr Simon et Claire, la relation de confiance instaurée entre nous, la présence de mon mari, le professionnalisme de l'équipe soignante, le peau à peau avec mon bébé, ont contribué à me faire oublier que j'étais au bloc opératoire pour une césarienne! J'ai vraiment eu la senssation de donner naissance à mon petit garçon et d'y être active.

- Rien de plus agréable pour profiter et s'occuper de son bébé que de pouvoir se lever, être autonome, sans souffrir! Et cela quelques heures plus tard! Les antalgiques délivrés per os ( = voie orale) suffisent à supporter la légère douleur.

Le fait de ne pas être sondée et l'usage de la colle biologique au lieu de fils ou d'agrafes sont aussi deux gros points positifs à l'intervention.

 

Mon mari et moi-même gardons un très bon souvenir de cette naissance et profitons de ce témoignage pour dire MERCI:

- au Dr Simon pour ses explications, sa patience et son aide dans l'acceptation de mon accouchement

- à Claire pour sa sympathique présence

- à toute l'équipe soignante de la Clinique des Franciscaines.

 

 

Pour la naissance de mon premier enfant, vers le 7ème mois de grossesse, le Dr SIMON m'annonce que je vais surement subir une césarienne car mon bassin est trop petit pour faire passer la tête de mon bébé. D'ailleurs ça a été confirmé quelques jours plus tard grâce à une IRM avec simulation d'accouchement. C'est une IRM pelvimétrique qui montre en image si votre bébé peut passer ou non par votre bassin.
L'annonce de la césarienne m'a choquée car je ne m'étais pas imaginé ça, je pensais accoucher par voie basse et sentir la délivrance de mon bébé.
Suite à cette annonce, le Dr SIMON m'a expliquée très clairement la pratique de la césarienne extra-péritonéale qu'elle avait l'habitude de faire et je me suis sentie tout de suite rassurée. Elle m'a également parlé de la pratique du winner flow, petit sifflet qui allait m'aider à pousser pour extraire mon enfant afin de le faire naitre.
Après quelques séances d'entraînement avec le winner flow et avec l'aide d'une sage-femme, j'étais prête pour le jour de l'intervention.
1 mois avant mon accouchement, le Dr SIMON et moi-même avons été contactés par une journaliste de l'émission "les maternelles" qui souhaitait faire un reportage sur la césarienne et plus précisément pour faire connaître la césarienne extra-péritonéale avec le winner flow. Après une discussion avec la journaliste, mon compagnon et moi-même avons acceptés le tournage de mon accouchement afin de faire connaître au maximum cette technique de césarienne.

Le jour "J" arrive, l'équipe de journalistes est là à 8h du matin et ma césarienne est programmée à 10h. Nous faisons quelques prises pour recueillir notre témoignage sur notre ressenti et le Dr SIMON est elle aussi interviewée afin d'expliquer cette méthode de césarienne. C'est un sentiment bizarre de se faire filmer, ça ne fait pas très naturel mais on est content aussi de donner nos impressions...
Malheureusement, l'intervention est décalée car une césarienne en urgence pour sauver un petit bébé et sa maman nous prend notre place mais c'est pour la bonne cause alors on attend. On a attendu comme ça pendant 2 heures, dans le stress avec l'équipe de tournage pas loin de nous (ils ont été aussi patients que nous).
Enfin notre tour arrive, il est midi et on m'emmène au bloc, mon compagnon attend devant le temps de la rachianesthésie et il me rejoint dans la salle après et là tout va très vite, on m'allonge sur la table, j'ai une sensation de lourdeur dans le bas du ventre, le Dr SIMON et son assistante entrent en action et je sens qu'on me bouge mais ce n'est pas une sensation désagréable et à ce moment là je ne pense qu'à la santé de mon bébé. Arrive le moment que j'attends depuis bientôt 9 mois, souffler pour pousser mon bébé.
Je souffle, il me semble 4 ou 5 fois avec mon winner flow et là le Dr SIMON m'annonce que mon bébé est là !
Il n'y a pas de mots pour décrire cette sensation, le champ stérile est baissé et elle me montre mon bébé et je demande le sexe car on ne le savait pas on voulait la surprise avec le papa. C'était une fille !
J'ai été submergée d'émotions puis, le temps de quelques minutes de préparation à côté de moi, ma fille a été mise sur moi en peau à peau, c'était magique.
Ensuite ma fille est partie avec le papa et l'équipe de tournage pour finir de s'occuper d'elle pendant que le Dr SIMON terminait la césarienne. Le papa a fait le peau à peau pendant ce temps là.
Ma fille et mon compagnon m'ont rejoints tout les 2 en salle de réveil et ils ont été avec moi pendant tout ce temps là. Je ne ressentais pas de douleurs, juste un peu de fatigue et surtout une grande joie d'avoir ma fille et son papa avec moi.
Nous sommes retournés dans la chambre après et l'équipe de tournage à fait une dernière prise pour recueillir mes impressions. Ils sont partis quelques minutes après afin de nous laisser dans notre intimité et profiter des premiers instants en famille tranquillement.
La 1ère nuit on s'est occupé de ma fille afin de me reposer de mon intervention. J'ai pu me lever dès que j'ai été dans ma chambre dans l'après-midi, sachant que ma fille est née à 12h36.
Le lendemain matin de la naissance, je n'allais pas bien, j'avais une douleur à la tête incroyable, je ne pouvais pas me lever. Dès que je tentais de m'asseoir sur le bord du lit j'avais l'impression que ma tête était comme serrée dans un étau, c'était affreux...Je fais part de mon problème au personnel soignant et là on me fait comprendre que ça peut venir de la rachianesthésie. En effet, l'anesthésiste de garde m'ausculte et me dit qu'il y a pu y avoir une fuite quand on m'a fait la rachianesthésie mais par chance j'allais mieux dans l'après-midi donc il est reparti en pensant que cela c'était dissipé. Mais quelle n'était pas ma surprise quand le lendemain le même mal à la tête encore plus violent se manifeste, de nouveau je ne peux me lever ni m'occuper de ma fille. L'anesthésiste de garde me dit qu'il y a une méthode simple pour me soigner, il faut qu'il fasse un blood-patch pour colmater la brèche, c'est à dire me prélever du sang et me le réintroduire par le biais d'une péridurale pour boucher cette brèche. On m'emmène donc faire ce blood-patch à J+2. pas évident de subir une péridurale après une rachianesthésie et une césarienne mais il fallait le faire pour que je n'ai plus rien et que je puisse enfin m'occuper de ma fille pleinement. l'intervention se passe bien et il faut que je reste alitée pendant 2 heures pour que l'efficacité soit optimum. On me ramène donc dans ma chambre et l'anesthésiste vient me voir au bout de 2 heures et là miracle, je me met assise sur mon lit et plus aucune douleur, tout a disparu, je peux être debout et m'occuper de ma fille. L'anesthésiste m'a expliqué que cela arrive très rarement mais ça arrive quand même, je n'ai pas eu de chance tout simplement.
Après cet épisode, j'ai pu enfin m'occuper de ma fille et de moi (me doucher toute seule par exemple).

Je n'ai pas eu besoin de sonde urinaire et ma cicatrice était très bien faite. La douleur était supportable.
J'ai accouché un jeudi et suis rentrée chez moi le lundi qui suivait (le même nombres de jours que par un accouchement par voie basse).
Pour moi, cet accouchement a été au-delà de mes espérances, surtout depuis le jour où le Dr SIMON a prononcé le mot césarienne.
A part la brèche au niveau de la rachianesthésie, je ne pouvais imaginer meilleur scénario pour ma césarienne et je pense sincèrement avoir eu une chance incroyable d'avoir une gynécologue qui pratique la césarienne extra-péritonéale ; cela devait être le cas pour toute les femmes qui auront à subir une césarienne.
Le lien avec notre bébé les premières secondes de sa vie ne doivent pas nous être volées et si la pratique de la césarienne extra-peritonéale est le seul moyen, alors chaque femme devrait avoir un obstétricien qui la pratique.
Un grand MERCI à vous Docteur

 

 

Naissance par césarienne.

J’ai eu mon premier enfant par césarienne en 2006 à Paris, en urgence en cours de travail. Même si tout c’est objectivement bien passé, les premiers jours n’ont pas été très faciles… Je n’ai pas vu mon bébé et l’impossibilité de s’en occuper seule dans un premier temps n’ont pas facilité l’allaitement et le lien avec mon bébé a été un peu difficile à créer.

Mon deuxième est né, par césarienne lui aussi, en 2007 à Paris. J’avais été un peu plus préparée aux difficultés de l’attachement, et bien que la césarienne se soit moins bien passée, j’ai moins souffert de ne pas pouvoir m’occuper comme je le souhaitais de mon bébé. J’avais également pris la décision de ne pas l’allaiter. J’ai marché pliée en deux pendant quelques temps…

Pour ma troisième grossesse j’ai été suivi par le docteur Simon à Versailles. Je savais que je n’allais pas échapper à une troisième césarienne et une amie m’avait parlé de la technique particulière du docteur Simon en terme de césarienne. J’ai donc eu une césarienne programmée au mois d’août 2012. L’opération s’est très bien passée et surtout, n’ayant pas de sonde et grâce au docteur Simon, j’ai pu m’occuper tout de suite de mon bébé, ayant été debout et très alerte quelques heures après la césarienne ! J’ai pu allaiter mon bébé, le prendre dans mes bras et le bercer dès les premières heures de sa vie ! Cela n’a pas de prix pour une maman !!

C’est donc naturellement que mon quatrième est né, par césarienne programmée au mois de décembre 2014, avec le docteur Simon. J’ai eu la chance immense d’expulser moi-même mon bébé (grâce à un sifflet), et de le garder contre moi en salle d’opération. Ces minutes que je n’avais jamais eues pour les autres naissances restent gravées dans ma tête… Quant à « l’expulsion » c’est tout simplement magique ! Je n’ai pas eu cette sensation d’être tiraillée de tout côté et secouée comme un prunier… comme si bébé était sorti tout seul en douceur ! De plus, comme pour la troisième naissance, étant debout quelques heures après, j’ai pu pouponner mon petit ange et me promener avec lui quelques heures après…

Donc… Rendez-vous pour la cinquième ??

 

 

 

En ce mois de Novembre 2015, je pensais réellement que:

- j'allais accouché par voie basse

- j'allais connaître 2 heures de "peau à peau " avec mon bébé

- j'allais pouvoir créer un lien indestructible avec mon bébé, un lien d'amour lors de la première têtée.

 

Or ce 12 Novembre 2015, lorsque la sage-femme m'a renvoyée chez moi en l'absence totale de contractions, j'ai compris qu'il fallait que j'accepte et que je renonce à ce que j'attendais. Il fallait que j'accepte que j'allais subir une césarienne. Les 24 heures me séparant de l'opération n'ont pas été de trop.

Ce choix médicalement justifié a été pour moi une souffrance voire un déchirement de ne pas connaître la création de ce lien "essentiel" avec mon bébé.

Or grâce au Dr Simon, ce renoncement n'a pas été total et j'ai pu connaître l'une des plus grandes joies, la plus grande joie de ma vie.

J'ai ainsi eu le bonheur de participer à mon accouchement bien que celui-ci se passe par césarienne. Par mes poussées, j'ai pu mettre mon enfant au monde.

Merci au Dr Simon de m'avoir faite actrice de mon accouchement et pas uniquement spectatrice.

A ce premier cadeau, s'est ajouté le second offert par la sage-femme Eugénie: un "peau à peau" avec mon bébé juste né au bloc opératoire.

J'ai pu sentir sa chaleur sur mon torse et surtout échanger avec lui ce premier regard, signe d'attachement que nous avons désormais l'un pour l'autre.

Ces deux cadeaux n'ont pas de prix et ont été essentiels dans tout ce que j'ai vécu ce 13 Novembre 2015. J'aurai très mal vécue d'être séparée de mon fils tout de suite après sa naissance.

Merci au Dr Simon et à son équipe pour cette technique de césarienne qui laisse la place à l'humain et à l'émotion.

 

 

TESTIMONY - Anila VARUGHESE (9th January'2015)

I landed up in France from India when I was four months pregnant.

 

I have had a very bad history with pregnancy; the first time around I lost my twins in the beginning of 7th month and the second time when I conceived I started getting contractions in the 6th month - had a cervical suture and was on complete bed rest before I delivered my precious first child – Aanya (precious in Sanskrit).

 

Before moving to France I wanted to be confident that I will be able to sail through my third pregnancy without similar complications and hence arranged a rendezvous with Dr.SIMON. Her assurance gave me the confidence to land up in a foreign land to deliver, despite all the distress I have lived through in the last few years.

 

Aanya was delivered through an emergency caesarean – all I remember from her birthing experience is being wheeled into the operation theatre and being cut and baby being pushed out of my body by my Gynaecologist. I was showed the baby and then they took her away. I delivered at 9 in the night and didn't get to see my baby until next day afternoon. Had catheter and was mostly on bed for two days from my memory. I have lost count of the number of injection shots I received during my pregnancy and quite honestly having gone through all that, I really never thought I had the strength to have another baby.

 

This time around my experience was exactly opposite; I had a normal pregnancy throughout and quick recovery too. I had my regular check up with Dr. SIMON followed by a detailed meeting with the mid wife who talked me through the process, answering all my questions/anxieties and she also introduced me to the winner flow – which according to me is a really good aid for preparing us for the birthing experience. The meeting with the anaesthetist helped me to understand what my body was going to go through during the sedation.

 

Keeping my past and baby’s position in mind we decided not to wait but to go ahead for a planned caesarean. The morning of 9th Jan’15 when I landed up at Franciscaines hospital everything was ready for me and I went through the whole experience with very little mental strain unlike the first time. This time my husband was allowed to be in the OT too and it was definitely unnerving experience for him, he wasn't sure if he could handle it.

 

At the planned time I was in the OT with Dr. SIMON, Claire and the team. Every detail is still fresh in my mind as I was partaking it and it was not something being done to me. As soon I was ready, I started using the winner flow and I could feel that it was me who was pushing the baby out of my womb. My eyes swelled up when my little baby was placed on my chest skin to skin, the joy of bringing a new life is so divine,  I felt so complete embracing the first moments of my child life and more so because my husband and I shared this moment together. I was allowed to keep her for as long as I wanted. When I was taken to recovery room, my husband had the opportunity to hold the baby skin to skin and there are no words to explain his joy.

 

My recovery was really quick, I did not have any pain, I got up in two hours, I was able to breast feed. I was able to take care of the baby and myself without any discomfort. My husband & I feel that our second daughter Charlotte is so peaceful and calm because of the serenity she experienced in the first few hours of her coming to this world.

 

We are really grateful to Dr. SIMON for her care; it is not easy when we have language barriers. She was always generous with her time and took extra care to put us through staff who could speak English. Nathalie PIEL my mid wife who is very well informed and very supportive. Dr. Lopes Thomas - anaesthetist who came in to recovery room even though it was not his shift to ensure that I was able to understand and was being understood as I could only speak English. Claire for her kind and supportive words, I still remember how she offered your hand when I was being administered epidural.

 

Thank you all for making my birthing experience so positive and magical.

 

 

Le moment de l'accouchement était un jour que j'attendais à la fois avec impatience et avec peur.
J'essayais de ne pas trop idéaliser cet instant, sachant très bien que rien ne se passe jamais comme prévu, mais je rêvais tout de même du moment magique, plein de douceur et de naturel, où je rencontrerais enfin mon bébé tant attendu.
Lorsqu'il s'est avéré que j'allais devoir subir une césarienne, j'ai ressenti une grande frustration car non seulement je n'allais plus rien contrôler, je n'allais pas pouvoir voir mon bébé sortir et découvrir sa bouille, mais parce que je savais également que mon bébé une fois né allait être emmené loin de moi pour recevoir des soins et suivi par son père tandis que j'allais rester seule pour me faire recoudre, devant attendre de longues minutes avant de pouvoir enfin serrer mon enfant contre moi.
Mais c'était sans compter sur le docteur Simon et la fabuleuse équipe médicale présente ce jour-là, qui nous a permis de vivre une expérience totalement différente de tout ce que j'avais entendu sur la césarienne.
En effet, j'ai pu pousser mon bébé grâce à la technique de la césarienne extra-péritonéale, et nous avons découvert par nous même que notre bébé était un petit garçon, ce qui m'a permis de ne ressentir aucune frustration quant à sa mise au monde.
Puis les soins ont été effectués dans la pièce, à quelques centimètres de moi, ce qui était absolument merveilleux. J'ai pu assister aux tous premiers instants de la vie de mon fils, ce qui pour une mère est un besoin très fort et un bonheur intense après tant de mois à couver et à faire grandir ce petit être en soi. Mon bébé a ensuite été posé près de mon visage et j'ai pu l'embrasser, le caresser et lui parler durant de longues minutes, oubliant momentanément que l'équipe de médecins était en train de me recoudre. Je n'ai aucunement ressenti le sentiment de déchirement qui m'avait été rapporté par des amies ayant vécu une césarienne, j'ai eu la sensation d'avoir pu l'accueillir tendrement, comme le font les femmes qui accouchent par voie basse. Je suis infiniment reconnaissante à l'équipe médicale pour ce magnifique cadeau, qui me permet de repenser avec bonheur à cet accouchement, et d'envisager sereinement une éventuelle deuxième césarienne avec le docteur Simon, maintenant que je sais que cette expérience n'est pas obligatoirement source de déception et de frustration.
J'espère que cette technique de césarienne ainsi que le protocole de soins néo-natal que j'ai pu vivre pourront être vécus par de nombreuses femmes, car pour une mère, la naissance de son enfant est un moment unique, magique et inoubliable, mais une césarienne est ressentie comme un échec et un regret, ce que je ne ressens aucunement.
Merci.

 

VERSION FRANCAISE

D’origine colombienne, je suis installée en France depuis 2008. A l’âge de 33 ans, en 2014, je suis tombée enceinte pour la première fois.

A la veille de mon accouchement, dans la nuit du 22 Décembre 2014, j’ai perdu les eaux et j’ai été admise à la clinique "Les Franciscaines" à Versailles où ma gynéco-obstétricienne, Dr.  SIMON Bénédicte, exerce.

Après dix heures de travail, la décision d'avoir une césarienne a été prise. Je savais que les césariennes effectuées par le Dr Simon étaient différentes et que les patientes était actives pendant l’intervention.

Dr Simon m’a expliqué comment aller se dérouler l’intervention : l'anesthésie, puis des indications sur l'incision et enfin , le plus important, le fait que je devais m’appuyer sur ma respiration pour sortir mon bébé. Pour cela, je devais remplir complètement mes poumons d'air et au moment de l'expiration, expulser l’air à travers un instrument pour réguler son débit en générant une pression sur le diaphragme.

La chirurgie a commencé autour de 15 heures et, sous les consignes du Dr Simon, j’ai poussé avec l’aide de cet instrument environ cinq fois avant de voir le visage de ma fille à 15h26. Ensuite, l'équipe d'infirmières a donné les soins appropriés à mon bébé et quelques minutes plus tard, mon bébé a été placée sur ma poitrine ... Le meilleur moment de ma vie.

Alors que l’auxiliaire lavait et habillait ma fille, l'équipe médicale mettait fin à l'intervention. Quelques minutes plus tard, nous avons été emmenés à la salle de réveil pendant deux heures et pendant tout ce temps, je pouvais tenir ma fille dans mes bras. Ensuite, nous avons été transférés à la chambre de la maternité et immédiatement je me suis mise à allaiter ma fille, j’ai pu également, sortir du lit sans difficulté et mettre ma fille dans son lit sans problèmes, c’est à dire, me lever et me pencher sans difficulté. Cette césarienne s’est déroulée presque comme une naissance par voie naturelle.

Le lendemain, j’ai pris une douche et j’ai fait le bain de ma fille. Je pense avoir réalisé la chance que j’ai eu d’avoir eu cette césarienne lorsque ma famille et amis se trouvaient étonnés de mon dynamisme, surtout l’étonnement de celles qui avaient subi auparavant une césarienne traditionnelle, et qui insistaient pour que je me repose. Je suis sortie de la clinique le quatrième jour et immédiatement nous sommes allés avec ma fille nous promener dans le parc.

Je pense que la pratique de la césarienne extra-péritonéale en Amérique latine, où les naissances par césarienne traditionnelles dépassent les indices de recommandations de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), améliorerait incontestablement le bien-être des femmes et de leurs bébés, sans compter l'argent économisé par les assureurs en soins post-opératoires. Dans des conditions normales, une récupération d’une césarienne traditionnelle peut prendre entre 6 à 7 jours, en plus des risques subis par la mère lors de l’opération, par exemple, la propagation d’une infection de l'utérus dans la cavité péritonéale. Avec la méthode du Dr SIMON, j’ai pu être consciente de ma respiration en participant activement à la naissance et, le meilleur de tout: j’ai pu prendre soin de ma fille dès les premiers instants de sa vie.

 

VERSION ESPAGNOLE

Testimonio de una cesárea fuera de serie

Soy colombiana, radicada en Francia desde 2008. A la edad de 33 años, en el 2014, quedé embarazada por la primera vez.

En vísperas del término de mi embarazo, en la noche del 22 de diciembre de ese mismo año, rompí fuente y fui trasladada a la clínica « Les Franciscaines » en Versalles, clínica en donde ejerce mi gineco-obstetra Benedicte SIMON.

Después de diez horas de labor de parto, fue tomada la decisión de hacerme una cesárea. Yo sabía que las cesáreas practicadas por Dr. SIMON eran diferentes y que las pacientes son activas durante la intervención.

Dr. SIMON me explicó a grosso modo los pasos a seguir; es decir, la anestesia, a qué nivel sería practicada la incisión y lo más importante, yo tendría que ayudar a expulsar mi bebé ayudándome con mi respiración. Para ello, tendría que llenar completamente mis pulmones de aire y utilizar un instrumento que regularía el flujo de aire generando presión en el diafragma en el momento de la exhalación.

La intervención quirúrgica comenzó alrededor de las 3pm y bajo las indicaciones de Dr. SIMON pujé con ayuda de este instrumento un promedio de cinco veces antes de ver la carita de mi hija a las 3:26pm. Enseguida el equipo de enfermeras se ocupó de los cuidados correspondientes de mi bebé y pocos minutos después fue puesta sobre mi pecho… El mejor momento de mi vida.

Mientras las auxiliares la bañaban y vestían, el equipo médico se encargaba de terminar la intervención. Minutos después, fuimos trasladadas a la sala de recuperación por dos horas. Durante todo este tiempo pude tenerla en mis brazos. En seguida, nos llevaron a la habitación de maternidad y de inmediato pude darle pecho, levantarme de la cama sin dificultad y ponerla en su cuna sin problemas. Esta cesárea es casi como un parto natural.

Al día siguiente pude tomar una ducha y darle el baño a mi hija. A pesar de lo sorprendidos que se encontraban mis familiares y amigos, principalmente aquellas que habían pasado por una cesárea y que me trataban de insensata por estar ya ocupándome de mi bebé como si se hubiese tratado de un parto natural. Pues bien, al cuarto día me dieron de alta, volví a casa sin ningún contra tiempo. De inmediato salimos con mi hija a darle su primer paseo por el parque.

Creo que la práctica de una cesárea extra péritonéale en países de América Latina, en donde los nacimientos por cesárea tradicional superan los índices recomendados por la Organización Mundial de la Salud (OMS) mejorarían indiscutiblemente el bienestar de las mujeres y sus bebés, esto sin contar con el dinero que ahorrarían las aseguradoras en cuidados post-operatorios. Normalmente una recuperación tradicional puede tardar entre 6 o 7 días, sin contar con los riesgos que tiene la madre al someterse a una operación, ejemplo la diseminación de una infección uterina a la cavidad peritoneal, yo al tener a mi hija por el método del Dr. SIMON, pude ser consiente de mi respiración, participar en su nacimiento y lo mejor de todo: poder cuidarla desde el primer momento.

 

 

Le dr Simon m'a suivi à partir du 5ème mois de grossesse. Pour cette première grossesse elle m'a accompagné avec beaucoup de pédagogie ce qui m'a permis d'être pleinement consciente de ce qui se passait et de préparer l'accouchement dans les meilleures conditions. Nous avons abordé ensemble l'éventualité d'une césarienne et elle m'a parlé de ce protocole d'accouchement naturel par césarienne. J'ai été rassurée par cette possibilité d'etre participante au moment de la venue de mon enfant, "malgré une césarienne". Mais l'accouchement par voie basse restait envisageable en priorité dans mon cas dans les semaines précédent l'accouchement.
Passé le terme j'ai été déclenché. Au bout de 15h de contractions, le cœur du bébé fatiguant et sa position tête en l'air ne permettaient plus d'envisager une voie basse. Le Dr Simon a pris la décision de faire une césarienne en urgence tout en souhaitant garder le protocole d'accouchement naturel par césarienne . Le soutien de l'auxiliaire puéricultrice Martha présente à 4h du matin a beaucoup joué en ce sens et son accompagnement tout au long de l'accouchement a été très très apprécié par mon mari et moi même. J'ai pu pousser pendant l'expulsion grâce au winner flow et accueillir mon bébé dès sa venue au monde.
Ce fut une grande joie et j'ai vécu ces moments avec bonheur et tranquillité. J'ai pu ensuite me lever assez rapidement et m'occuper de mon enfant.
Je remercie le Dr Simon, Martha et toute l'équipe présente cette nuit là.

 

Version Franco-japonaise:

 

Mon premer accouchement avait lieu dans un hôpital public il y a 3 ans, avec 10 heures de travail cela s'est fini par une césarienne en urgence ( stagnation depuis 2h )

 

Pour mon deuxième accouchement, je souhaite avoir un gynécologue qui puisse suivre ma grossesse jusqu'à l’accouchement.  On m’a recommandé Dr . Simon.

 

Le premier contact s'est très bien passé, la confiance est tout de suite établie par le professionnalisme et la qualité d’écoute du Dr. Simon.

 

Pendant le suivi de ma grossesse, Dr. Simon prennait son temps pour écouter mes souhaits et m’expliquer avec des mots justes et pertinents. Son assistante, Claire, se rendait toujours disponible et apportait beaucoup de conseils précieux.

 

Pour cette deuxième grossesse, je souhaitait initialement une césarienne programmée. Dr. Simon n’a pas cherché la simplicité.  Elle m’avait exposé les pour et les contre entre un accouchement naturel et un accouchement par césarienne et elle m’a convaincue de me donner une chance de tenter un accouchement naturelle.

 

Finalement, le bébé n’est pas sorti au jour du terme. Donc option 2 : césarienne programmée le lendemain.

 

Après la rachi-anésthésie, l’opération se déroule normalement et mon mari peut assister pendant toute l’opération.  J’ai ainsi participé au soufflement (winner flow) afin d’aider pour l’explusion du bébé.  Dès la sortie du bébé, il est posé sur ma poitrine avec la surveillance d’une sage femme, et depuis, je ne suis plus séparée du bébé ( ce qui n’était pas le cas lors de mon premier accouchement dans l’hôpital public et cela favorise énormément le lien mère-enfant et l’allaitement est installé très vite grâce à ce rapprochement favorisé par toute équipe médicale.)   Ce qu’on appelle une  césarienne proche d’un accouchement naturelle.

 

Après 2 heures dans la salle de réveil avec mon mari et mon bébé, on regagnait notre chambre vers 17 heures.  Pas de sonde urinaire,  très faible douleur. J’ai pu acceuillir ma fille de 3 ans et prendre mon diner sans problème.  La nuit, j’ai géré mon bébé toute seule.

 

Sortie de l’hôpital au bout de 3 jours avec l’allaitement acquis, cela n’aurait pas pu mieux se passer ( pour ma première césarienne: douleurs importantes pendant les 2 premiers  jours, sortie au bout de 6 j)

 

Merci Dr. Simon!

 

 

 

3 enfants, 3 césariennes. J'ai toujours voulu avoir des enfants mais je n'avais jamais imaginé donné naissance par césarienne.

 

La première grossesse s'est très bien passée. Entre Paris et Londres, on préparait l'arrivée de ce bébé qu'on souhaitait tant. Le jour de l'accouchement, j'étais très sereine, malgré l'environnement anglophone. Le travail s'était déclenché spontanément à 37 SA + 5j et l'obstétricien qui me suivait était très rassurant. Jusqu'à ce monitoring qui nous montre que le rythme cardiaque du bébé n'est pas bon. Il a le cordon autour du cou et il s'épuise. La "sentence" tombe : césarienne d'urgence. Ma très bonne copine m'avait bien raconté sa césarienne, mais je ne l'avais que très distraitement écoutée, ne me sentant pas concernée ... Me voilà au bloc, toute une équipe qui tourne autour de moi, qui parle dans un anglais que je ne comprends plus. Heureusement mon mari est présent pour me rassurer. Je n'ai pas le temps de penser à ce qui m'arrive qu'on me présente déjà un bébé. J'ai à peine le temps de voir ses pieds qu'il est emmené dans une salle à côté pour les premiers soins. Je le retrouve en salle de réveil pour enfin le porter dans mes bras et le mettre au sein. Je n'ai que de brefs souvenirs des heures qui vont suivre. J'ai mal, je sens mon ventre vide et je suis incapable de m'occuper de mon bébé puisque je ne peux pas me lever. Je suis traumatisée par la rapidité avec laquelle ce bébé est sorti de mon ventre, sans aucune action de ma part. Totalement passive devant cette naissance. Je dis bien naissance et non accouchement. Je n'ai pas l'impression d'avoir accouché parce que je n'ai rien fait. C'est très étrange comme sentiment. Les jours qui suivent sont très difficiles et j'ai l'impression de les subir. Je suis alitée toute la journée, je ne vois pas les premiers bains, je ne change pas les premières couches et j'ai besoin d'une aide pour sortir mon bébé de son couffin. Tout ceci ne ressemble évidemment pas à ce dont j'avais rêvé comme rencontre avec mon bébé. Mon enfant le ressent. Ce sentiment va rester un long moment au fond de moi, au point même que je ne veux plus voir une femme enceinte dans la rue.

 

Un an et 5 jours après cette naissance, je tombe enceinte. Nous voulions un deuxième enfant très rapproché du premier. La première question que je pose à mon gynécologue (celui qui me suivait pour la première grossesse et qui a réalisé la césarienne) : on est bien d'accord que je pourrais accoucher "normalement" ? La réponse n'est pas celle que je souhaite. Tout dépend de la suite de la grossesse ... Cette deuxième grossesse se passe elle aussi très bien. Pas de complication, peu d'effets secondaires. Mais une évidence qui se dessine : ce sera une césarienne programmée, le bébé est positionné en transverse dans l'utérus. La nouvelle est difficile à entendre. Je décide alors de ne pas subir cette opération mais de pouvoir, à ma façon, participer à cet accouchement. Je lis des pages et des pages sur la césarienne, pour "imaginer" toutes les étapes de l'opération. Je discute beaucoup avec l'obstétricien de ce que je souhaite et ne souhaite pas. J'en rêve beaucoup la nuit et tout ceci me permet de me préparer pour cette césarienne  Le jour J arrive. Mon mari et moi sommes stressés. C'est une sensation très particulière de se lever le matin pour se faire ouvrir le ventre pour faire naître son enfant. Nous sommes dans le bloc opératoire, il fait très froid. Mais l'équipe est très chaleureuse, très maternelle et me rassure dans un anglais que je comprends bien cette fois. Il y a une ambiance extrêmement sereine. L'opération commence, le champ opératoire a été baissé au maximum pour que je ne sois pas devant ce mur. Le gynécologue m'explique les différentes étapes au fur et à mesure qu'il les réalise. J'imagine ce qui se passe, et j'imagine le temps qui défile et qui me rapproche de la rencontre avec mon enfant. Enfin la voilà, je la prends dans les bras, l'embrasse. Elle est mise juste à côté de moi pour les premiers soins réduits au minimum et on me la redonne aussitôt, en peau à peau, pendant que je suis encore sur la table d'opération, en train d'être recousue. Je profite de ces moments, sereine. Je suis doublement remplie de bonheur. Le bonheur de la rencontre, la sensation d'avoir vécu un accouchement, et la sensation d'avoir réparé le premier accouchement en vivant cette deuxième césarienne. Les jours qui suivent sont beaucoup plus faciles à vivre, je ne suis alitée que quelques heures, je m'occupe de mon bébé et je récupère assez rapidement, malgré quelques douleurs.

 

Cette naissance était tellement belle, qu'à l'annonce de ma troisième grossesse, j'ai peur de ne pas revivre ce beau moment, ce même apaisement. Je suis désormais en France. Je sais que ce sera une troisième césarienne. Je lis beaucoup de témoignages de mamans françaises ayant vécu une césarienne et je me sens en complet décalage par rapport à ce que j'ai pu vivre à Londres. J'ai fait le deuil d'un accouchement par voie basse et je veux pouvoir être encore plus active sur cet accouchement par césarienne. Il faut que je trouve un gynécologue avec lequel je peux partager mon envie.  Après quelques recherches, je prends rdv avec le Dr Simon. Son assistance me programme déjà tous les rendez-vous médicaux de suivi. Je suis intriguée par les articles sur cette obstétricienne que j'ai pu lire sur internet. Au fur et à mesure des entretiens, nous évoquons mes précédentes expériences. Je suis surprise d'avoir quelqu'un qui soit si ouvert et si sensible à mes inquiétudes. Nous évoquons un projet de césarienne naturelle, si peu développé en France. Elle m'aide à mettre des mots sur ce que j'avais vécu à Londres et sur ce que je souhaite reproduire pour cette troisième césarienne. C'est décidé, nous ferons une césarienne naturelle, à cond

condition que le travail ne se déclenche pas en amont et que tout se passe bien pendant l'opération pour le bébé et pour moi. J'ai relu les articles sur la césarienne, j'ai surtout lu ceux sur la césarienne extra-péritonéale, je me suis entraînée avec le winner flow. Le jour J arrive. Je suis extrêmement sereine. Je sais qu'elle sait ce que je souhaite et ce que je ne souhaite pas. Elle me soutient à 100% dans mon désir d'accueillir mon enfant dès sa sortie de l'utérus. L'opération se déroule très bien, le moment vient où je dois souffler dans le sifflet pour expulser mon bébé. J'y mets toute l'énergie que je n'ai pas pu mettre pour mes précédents accouchements. Mon bébé sort sa tête, je participe complètement à cette naissance. On me pose mon enfant sur moi en peau à peau et je passe 45 min à la regarder, à l'embrasser, à la rassurer.Mon mari est à mes côtés et nous profitons de ce moment magique, hors du temps. Je ne vois rien de ce qui se passe autour. La sage-femme coupe le cordon devant moi, je suis heureuse, je n'avais jamais vu ce moment si important lors des précédentes césariennes. Je pars en salle de réveil et mon mari et mon bébé me rejoignent 20 minutes d'après pour 2 heures de peau à peau et les débuts de l'allaitement. Je sens que mon bébé ressent cette sérénité, elle est très calme et apaisée. Les suites de l'opération sont encore plus faciles que celles de la deuxième, je n'ai quasiment pas de douleurs. 3h après je suis debout, 5h après je joue avec mes deux aînés venus nous voir à la maternité. Les jours suivants sont "faciles", je ne ressens pas de douleurs quand je suis assise ou debout. J'ai le sentiment d'être une maman à la maternité et non une opérée à l'hôpital. Je fais les bains, je change les couches et je suis totalement autonome dans ma chambre. Le jour de la sortie, je vais chercher, ravie, mes enfants à l'école, à pied, avec la poussette.

 

Je remercie l'équipe des Franciscaines, le Dr Simon et son assistante de m'avoir permis de réaliser mon projet de naissance. J'aurai toujours un regret de ne pas avoir accouché par voie basse, mais je n'ai plus ce sentiment d'échec en repensant à la naissance de mes enfants, je ne ressens que des émotions positives.

© 2017 - Graphisme : Melanie Duquesne