Témoignages écrits 2

Quand j’ai appris que mon bébé était mal positionné et que j’aurai peut être une césarienne, j’avais beaucoup d’appréhensions. Tous les témoignages de césariennes que j’avais entendus me faisaient très peur. Ça parlait de douleur pendant plusieurs semaines, d’un accouchement auquel on n'assiste pas vraiment, du besoin d’être alitée et donc ne pas pouvoir prendre soin de son enfant durant les premiers jours de sa vie.

Docteur Simon m’a rassurée en me disant que sa technique d’accouchement était différente et que mon expérience ne serait pas la même. Les différents témoignages sur le site de Docteur Simon m’ont bien aidée à me préparer à cette césarienne et ce que j’ai vécu le jour de mon accouchement fut au-delà de mes espérances. C’est pour cette raison que je prends le temps de partager mon expérience aujourd’hui en espérant que cela rassurera les futures mamans.

J’ai eu un accouchement en urgence le 21 décembre 2020 et dès notre arrivée à la maternité, l’expérience a été extraordinaire.

Docteur Simon est arrivée très rapidement. Elle a su me rassurer et me mettre en confiance. Je me suis très vite retrouvée au bloc opératoire et je me souviens de Claire me prennant la main en me disant que tout ira bien et de profiter car dans quelques instants je deviendrai maman. Je me souviens que mon mari était à coté de moi que je ne me sentais pas seule.

Le Docteur Simon a commencé l’opération. Elle m’a demandé de pousser pour l’aider à sortir mon bébé suivant la technique avec le Winner Flow; elle gardait une communication constante avec nous, nous rassurant au maximum et peu de temps plus tard, mon petit garçon est venu au monde.

Docteur Simon a refermé mon incision avec de la colle ce qui a été extraordinaire pour moi. J’ai pris ma douche le jour même, l’excès de colle est parti tout seul avec le temps et il n’y avait pas d’agrafe à enlever après.

Tout a été que bonheur à partir de là. J’ai retrouvé mon petit garçon après mon passage en salle de réveil, je pouvais déjà marcher, me baisser et m’asseoir. Je pouvais prendre soin de mon fils et être avec lui autant que je le voulais sans perfusion ni sonde urinaire.

J’ai vécu cet accouchement comme une bénédiction. Mon enfant est venu au monde sans problème, j’étais en pleine forme et j’ai été soutenue et rassurée par le Docteur Simon pendant toute cette période.

Cette technique de césarienne est révolutionnaire. Elle m’a permis de vivre mon expérience de maman dès la première minute de vie de mon fils. Pendant ses premiers jours de vie, je n’ai pas été en souffrance et je n’ai pas eu besoin de soin pour ma césarienne.

Tout a été facile et je voudrais remercier le Docteur Simon du fond du coeur car grâce à elle j’ai pu jouer mon rôle de mère dès la naissance de mon fils sans devoir penser à mon état de santé ou à mes douleurs.

Merci à Claire qui a été si rassurante et un grand merci à toute l’équipe qui a fait un travail exceptionnel.

 

 

 

 

"Il y a quelques années de cela, j'ai vécu un traumatisme lors de mon premier examen gynécologique. Je me suis retrouvée à 19 ans marquée par cet examen non consenti. Il m'aura fallu de longues années pour réussir à franchir la porte d'un cabinet à nouveau, en réalité j'ai dû tomber enceinte pour réussir à franchir cette étape.
De ce blocage est née une peur profonde de la grossesse, et de l'accouchement, notamment par voie basse. J'ai rencontré mon conjoint il y a quelques années, et ce projet d'enfant m'a amenée à chercher un gynécologue obstétricien qui serait la bonne personne pour m'accompagner du début de ma grossesse à la naissance de mon enfant. Il me fallait un médecin à l'écoute, qui réussirait à aborder en douceur mes craintes sans me forcer la main. Après des recherches sur internet je suis tombée sur des articles qui parlaient du Docteur Simon, et de la césarienne extra péritonéale qu'elle pratique. De nombreux avis, des témoignages sur des femmes ayant vécu des traumatismes et ayant pu vivre une grossesse et un accouchement qui leur ont redonné confiance en elle m'ont convaincue. N'habitant qu'à une heure de Versailles c'était l'idéal. Je suis tombée enceinte en janvier & j'ai eu mon premier rendez-vous en février, j'ai beaucoup pleuré en y allant, j'étais tellement angoissée de devoir faire cet examen que j'ai repoussé pendant 7 longues années. Mais c'était pour une bonne cause : un petit bébé en route. Mon conjoint et moi-même avons été reçus par Claire, l'assistante du Docteur Simon, une femme très à l'écoute, également très disponible, qui a su me rassurer et prévenir le Docteur juste avant notre rendez-vous de mes difficultés. De ce fait, le Docteur a été extrêmement douce avec moi lors de mon examen, elle m'a expliqué tout ce qu'elle allait faire, et grâce à ça, j'ai pu lever une première barrière. Et voyant ce tout petit cœur battre sur l'écran en face moi, qui confirmait la grossesse, un moment que j'appréhendais énormément s'est transformé en un moment magique.
Les rendez-vous de suivi ont été rassurants pour moi, je pouvais peu à peu me confier au Docteur sur mon passé avec un trouble du comportement alimentaire, ma peur du changement physique, ma peur de la douleur (ayant des règles très douloureuses depuis mes 13 ans), tout en voyant aussi avec joie ce bébé grandir, avec une grossesse très facile.
Nous avons peu à peu évoqué l'accouchement. Ce moment que je redoutais plus que tout. La voie basse est une réelle phobie pour moi. Le manque de contrôle sur la situation, la douleur, l'imprévu, les blessures, parfois la violence, m'ont fait souhaiter depuis des années un accouchement par césarienne. Alors non, la césarienne n'est pas plus contrôlée, elle reste aussi parfois incertaine, c'est une chirurgie. Mais c'était pour moi un réel choix assumé, qui me permettait d'avancer très sereinement vers la naissance de mon bébé. La technique du Docteur Simon étant une technique plus douce, les articles sur la césarienne extra péritonéale m'ont plus que convaincue de demander cette méthode d'accouchement au Docteur vers la fin de ma grossesse. Elle a cherché à comprendre ma démarche, m'a expliqué la voie basse & qu'elle me laissait le temps de réfléchir. Au rendez-vous suivant, lors du contrôle de mon col (toujours douloureux pour moi) elle a trouvé que mon bassin était finalement étroit, & qu'une voie basse était un risque pour le bébé, comme pour moi. Nous avons donc validé ensemble la césarienne, elle m'a expliqué tout le déroulement de l'opération. J'avais notamment peur des bruits que l'on pouvait entendre et elle m'a rassurée en me disant que c'était comme "un lave-vaisselle qu'on vidait" lors du déballage des outils. Je suis sortie de ce rendez-vous avec toutes les informations nécessaires, je n'avais plus du tout peur de ce moment. La date a été bloquée avec Claire, je suis arrivée le jour-j à la clinique et j'ai été prise en charge par une équipe superbe. Je tenais à remercier d'avantage Claire, qui a su être à mon écoute dans des moments ou mes angoisses ont repris le dessus, elle a été un roc pour moi dans ses moments-là, et le Docteur qui m'a offert le plus beau jour de ma vie, en mettant au monde ma petite fille Primrose. J'ai vécu un accouchement de rêve, entourée par une équipe absolument géniale, et je ne regrette absolument pas le choix de ma césarienne, j'ai pu en être actrice avec le winner flow. Le Docteur Simon est un médecin en or que je ne peux que recommander, elle se bat pour ses idées, pour que le choix des femmes soit respecté, que la césarienne ne soit pas autant diabolisée... Aujourd'hui j'avance libérée de mes chaînes, avec en bonus une petite fille en parfaite santé et une jolie cicatrice qui me rappelle le combat que j'ai mené et gagné grâce à elle."

 

 

 

En mai 2016, j'ai accouché par voie basse de ma première fille. Ce moment tellement attendu et idéalisé a finalement été traumatisant et avec des conséquences. Comme la majorité des femmes, j'ai toujours entendu dire que la grossesse et l'accouchement sont naturels et représentent de simples formalités. Grâce à la péridurale, il me semblait n'y avoir aucun obstacle pour accoucher par voie basse. Je m'imaginais donc un "mauvais moment à passer" de quelques heures, puis le bonheur de pouvoir serrer mon enfant dans mes bras.

Finalement, mon accouchement a été déclenché. En 5 minutes je suis passée d'aucune contraction à des contractions très fortes. Mise sous péridurale, c'était supportable. Le col s'est vite ouvert, mais malgré tout, notre fille semblait mal vivre les contractions. Le médecin a accéléré les choses : épisiotomie et ventouse.
Résultat pour moi : des douleurs pour m'assoir et me lever pendant plusieurs mois. Très très douloureux au début puis s'estompant, mais handicapant et très fatigant pour s'occuper d'un nourrisson. Et surtout une incontinence pendant 4 mois. Difficile alors d'oser sortir de chez soi quand on ne peut pas se retenir pour aller à la selle ou uriner.
Résultat pour ma fille : elle a beaucoup pleuré après l'accouchement, sans doute mal à la tête suite à la ventouse et elle a eu un torticolis très important, qui a mis 5 mois à disparaître malgré un suivi chez une ostéopathe spécialisée et des séances de kinésithérapie. Par conséquent elle a développé une plagiocéphalie très marquée qui a contribué à mon stress de jeune maman.
J'ai donc traversé une dépression post partum. pas du tout ce que j'imaginais !
J'ai toujours raconté très spontanément la vérité à mes proches et plus encore à mes amies ayant des désirs d'enfant. Je pense que notre génération parle avec moins de tabou de la grossesse, de l'accouchement et des suites de couche. J'espère que cette tendance permettra une meilleure connaissance des possibilités offertes aux femmes.
Le désir d'un 2ème enfant est quand même revenu (on avait toujours voulu 2 enfants, mais après cette expérience, nous étions très hésitants). J'ai discuté avec la sage femme qui m'a suivie de la possibilité d'une césarienne "de confort". Mes amies ayant eu des césarienne m'avaient décrit des suites de couches, certes pas idéales, mais qui me semblaient bien mieux que ma première expérience. Elle m'a dirigée vers la technique de césarienne extra péritonéale.
Le Docteur Simon m'a donc examinée et m'a déclaré que vu ma morphologie, un obstétricien aurait pu m'orienter vers une césarienne dès le premier accouchement car il y avait un fort risque que ça ne se passe pas bien en voie basse.
Mon espoir : que ce genre de diagnostique pour les femmes comme moi soit fait dès le premier accouchement. Il faut faire savoir que dans certains cas, l'accouchement voie basse peut-être plus risqué qu'une césarienne et que les médecins accompagnent ce risque et cette décision.
Je n'ai pas eu de césarienne classique, je ne peux donc pas comparer, mais avec la césarienne extra péritonéale j'ai pu :
- participer à mon accouchement en "poussant" en soufflant dans un sifflet pour faciliter la descente du bébé grâce la contraction des abdo : moins stressant que de pousser pendant l'accouchement voie basse, mais aussi stimulant
- voir la tête de mon bébé sortir et mon mari lui couper le cordon
- faire du peau à peau pendant la période de dissipation de l'anesthésie
- me lever et m'occuper de mon bébé dès les effets de l'anesthésie passés : quelques douleurs, mais très supportables avec les médicaments. Je n'avais pas pu le faire pour ma première fille !
- sortir de l'hôpital et arrêter les anti-douleurs 4 jours après l'opération.
Alors pour toutes ces raisons, je recommande aux femmes de bien se renseigner sur les risques de l'accouchement voie basse quand le bébé est un peu gros ou la mère un peu fine. Et en cas de césarienne qu'elle soit nécessaire (placenta recouvrant, ou autre) ou choisie car risque de difficultés pour la voie basse, la technique extra péritonéale est vraiment bien.
Encore un grand merci au Docteur Simon et à son équipe ainsi qu'au personnel de la Clinique des Franciscaines qui m'ont permis de vivre un 2ème accouchement beaucoup plus serein !

Sophie

 

 

Récit d’un accouchement par césariennes classique et extrapéritonéale

Ayant vécu une césarienne classique pour mon premier enfant puis une césarienne extrapéritonéale pour mon second enfant, je souhaite communiquer mon expérience aux mamans s’interrogeant sur cette méthode.

 

Ma première grossesse s’est passée sans aucune difficulté (prise de poids de 10 kg, aucune pathologie, beaucoup d’énergie, de sport). Puis 15 jours avant le terme, j’ai rompu la poche des eaux et nous nous sommes rendus à la clinique de Montpellier. Après plus de 15 heures de travail, j’étais épuisée et le bébé commençait à souffrir : une césarienne a donc été réalisée en urgence. L’opération a duré environ 45 minutes, je me suis sentie seule derrière un champ stérile, l’équipe s’activait sans me parler (j’ai eu même le droit à quelques railleries : « c’est la 5ème césarienne de la nuit, c’est pénible… », « avant les femmes accouchaient sans péridurale, c’était bien plus difficile »). Le papa n'avait pas eu le droit de me rejoindre (même en se plaçant à ma tête), il est resté debout, dans un couloir, seul, sans aucune explication. Au moment de la naissance, une personne m’a montré mon bébé durant quelques secondes puis elle est repartie immédiatement. J’ai demandé pourquoi mon bébé ne pleurait pas mais personne ne m’a répondu. J’ai appris plus tard qu’il a été donné à son papa. Malheureusement, à ce moment-là, mon mari a pu voir derrière une vitre, le chirurgien en train de recoudre mon ventre !

 

Malheureusement, j’ai dormi pendant les 24 premières heures, les produits anesthésiants ayant été très nombreux. Dès que je me suis réveillée et que j’ai souhaité prendre mon bébé dans les bras, une douleur lancinante barrait mon bas-ventre et elle devenait particulièrement violente dès le moindre mouvement impliquant les abdominaux. Etant donné que je souhaitais allaiter aucun antidouleur n’a pu m’être prescrit. Ainsi, je pleurais beaucoup en raison de la forte douleur à gérer, de mon épuisement et de la frustration de ne pas pouvoir m’occuper de mon bébé et donc ne pas pouvoir tisser une complicité forte avec lui. Il m’était impossible de le prendre dans mes bras (quelqu’un devait le poser contre moi, je devais donc attendre la présence d’un proche ou d’un soignant), il m’était impossible de lui donner le sein, de le changer ou de lui donner le bain (j’ai tenu à le faire de rares fois mais avec une douleur indescriptible). Je pleurais à chaque fois que je prenais ma douche ou bien que j’allais faire pipi tant la douleur était forte et je ne suis pas particulièrement douillette. J’ai mis plusieurs jours avant de pouvoir aller à la selle. Je suis restée 7 longues journées à la maternité.

 

De retour à la maison, la douleur est restée très vive pendant plus d’un mois. Mon mari s’est beaucoup occupé de notre bébé… et de moi. Mes mouvements restaient limités étant donné la douleur, la cicatrisation a été très lente et j’ai eu l’impression d’être coupée en deux pendant plus de 6 mois. Je pleurais souvent en repensant à ma césarienne. J’avais le sentiment d’avoir raté mon accouchement, de ne pas avoir su accompagner mon enfant par la pensée afin qu’il sorte de mon ventre sereinement. Le gynécologue m’a simplement expliqué que l’enfant était mal placé. J’étais également triste et frustrée de m’être si peu investie dans les soins et les câlins de mon enfant.

 

Au bout d’un mois et demi, j’ai pu enfin me tenir droite, ma douleur était plus gérable. J’ai pu davantage m’occupait de mon enfant. Malheureusement, ma cicatrice me tirait beaucoup et j’ai dû réaliser de nombreuses séances de cellule M6 chez un kiné pour décoller les adhérences de la peau (douloureux mais indispensable dans mon cas).

 

Trois ans après, je suis à nouveau tombée enceinte et à quelques jours du terme, mon nouveau gynécologue a décidé de réaliser un scanner du bassin qui a révélé un bassin trop étroit pour une naissance par voie basse, quel que soit le poids du bébé. Quelle fut ma surprise ! J’ai enfin compris pourquoi j’ai eu tant de difficultés lors de mon premier accouchement et j’ai pu enfin cesser de culpabiliser. Ayant très peur de revivre une césarienne, je me suis souvenue d’un reportage télévisé qui présentait une nouvelle technique : la césarienne extrapéritonéale. J’étais sceptique quant à la promesse de pouvoir dès le soir même, marcher normalement, aller aux toilettes sans douleur et manger ! Mais la plus belle des promesses était de pouvoir s’occuper de son bébé dès l’accouchement : le porter, le changer, lui donner le bain, pouvoir se lever et le prendre contre soi à tout moment.

 

J’ai rapidement pu identifier sur Internet les rares médecins pratiquant cette technique ainsi que leur lieu d’exercice. Par chance, le Dr Simon (seule femme à effectuer cette césarienne) était à proximité de mon domicile. Ma situation était complexe : le gynécologue qui m’a suivi pendant toute ma grossesse avait programmé une césarienne classique et réserver le bloc opératoire d’un hôpital local pour dans 7 jours ! Lorsque j’ai abordé avec lui la technique de la césarienne extrapéritonéale, il m’a dit que cette pratique n’était pas possible dans mon cas étant donné que j’ai eu une césarienne classique. Cette information m’a découragé sur le moment, sans compter qu’il me semblait impossible d’obtenir une consultation chez un gynécologue en si peu de temps et de surcroit qui ne me connaissait pas et qui n’avait pas suivi ma grossesse !

 

Connaissant ma faible chance d’obtenir cette césarienne prometteuse mais poussée par la peur de revivre le même cauchemar avec une césarienne classique, j’ai tout de même essayé de contacter le secrétariat du Dr Simon. Une infirmière Claire Steinfels, assistante du Dr Simon, a tout d’abord pris le temps d’écouter mon parcours de santé et ma motivation pour cette césarienne. Elle m’a assuré que cette pratique est compatible avec un antécédent de césarienne classique, puis avec beaucoup de gentillesse, elle m’a promis de revenir très vite vers moi avec des solutions. Une heure après, elle m’a rappelé en me disant qu’après s’être concertée avec le Dr Simon : elle pouvait me recevoir le soir même (18h), ainsi que le Dr Simon (19h). Elle a également pris soin de m’obtenir un rendez-vous avec un anesthésiste de la clinique (20h) mais aussi d’organiser une visite de la maternité et de rencontrer les sages-femmes présentes (21h) ! Euphorique et épatée par une telle efficacité d’organisation, mon mari et moi sommes allés aux différents rendez-vous (excellent accueil de tout le personnel et du Dr Simon) et le soir-même la césarienne extrapéritonéale était programmée 7 jours après ! Le Dr Simon m’a confirmé que je ne pouvais accoucher par voie basse et elle nous a expliqué en détail cette technique opératoire ainsi que le déroulé post-opératoire. Elle a insisté sur le fait que c’est la maman qui effectue les poussées lors de l’accouchement, exactement comme par voie basse. Pour cela, elle m’a demandé de rencontrer rapidement une sage-femme à son cabinet de ville afin de m’expliquer le fonctionnement du winnerflow : un embout dans lequel on souffle pour contracter les abdominaux et favoriser l’expulsion du bébé. J’ai donc consulté cette sage-femme et j’ai contacté le gynécologue qui a suivi ma grossesse afin d’annuler l’intervention de césarienne classique.

 

Accompagnée de mon mari, je suis entrée en clinique un lundi matin pour un accouchement prévu à 14h. On m’a installé dans une chambre individuelle, j’ai rencontré le personnel soignant, j’ai pris une douche à la bétadine (comme la veille au soir), on a vérifié mes constantes puis direction le bloc ! J’étais impressionnée et heureuse ! L’équipe soignante était nombreuse au bloc, tout le monde était détendu, prévenant et souriant. Mon mari a été à mes côtés tout au long de l’accouchement. Le moment a été magique : j’ai poussé fort (en soufflant dans le winnerflow), mon mari me tenait la main et nous avons vu notre petite fille sortir doucement : d’abord la tête puis tout son corps. Ainsi comme un accouchement classique : j’ai été active, j’ai poussé (les médecins n’ont pas appuyé fortement sur la tête du bébé pour le faire sortir, comme dans le cas d’une césarienne classique), puis nous l’avons vu sortir petit à petit (ils ont légèrement abaissé le champ opératoire afin que l’on voie le bébé mais pas l’incision chirurgicale bien évidemment). Ma petite fille a été placée un bon moment contre mon visage, mon mari était très heureux, l’équipe nous a même pris une photo tous les trois. Puis rapidement, le papa a pu faire une heure de peau à peau pendant que l’on m’effectuait des soins.

 

De retour dans ma chambre, la sensation de mes jambes est très vite revenue et j’ai pu, comme promis, me lever et marcher sans douleur : c’était vraiment formidable. Cet accouchement ainsi que l’absence de douleur m’ont permis de m’occuper immédiatement de mon bébé : une forte complicité s’est installée dès les premiers instants, tandis que j’avais été contrainte à une certaine distance avec mon fils étant donné ma douleur et mon incapacité à bouger. Dès le soir, j’ai pu marcher, aller aux toilettes, manger et bien dormir. Durant mon séjour je n’ai pas souffert étant donné que le personnel prêtait une grande attention à la prise en charge de la douleur : ils souhaitaient anticiper les douleurs et ne jamais les laisser s’installer. Ainsi, nous sommes rentrées jeudi matin à la maison et j’ai pu continuer à m’occuper de ma fille sans difficulté, accompagnée d’un traitement antidouleur léger (paracétamol…). Ma cicatrice était fine avec de la colle qui s’en va progressivement et les points en internes étaient résorbables. Je l’ai rapidement massée tous les soirs avec une crème cicatrisante et je ne devais pas me baigner pendant un mois (durée de la colle).

 

Depuis, mon bébé se porte très bien et moi aussi, nous gardons un merveilleux souvenir de cette naissance et nous remercions avec beaucoup d’émotions toute l’équipe soignante, aux petits soins durant l’accouchement. Nous éprouvons beaucoup de gratitude envers Mme Steinfels pour sa gentillesse et son incroyable capacité d’organisation ainsi que pour le Dr Simon, qui n’est pas seulement une excellente chirurgienne (cicatrice parfaite, technique indolore qui ne déchire pas le péritoine…) ayant pour objectif la bonne santé de la maman et du bébé, elle a surtout le souci constant du lien entre le bébé et sa maman. Pour elle, un accouchement réussi implique une bonne santé mais aussi la création d’une complicité forte avec son bébé permise par l’absence de douleur post-opératoire et donc la possibilité de se mouvoir et de s’occuper pleinement de son enfant. En cela, sa sensibilité (que tout gynécologue devrait partager) a permis le développement d’une technique opératoire unique, rendant les mamans actives dans leur accouchement, dans les soins de leur bébé. Mamans et bébés sont alors forcément heureux, sereins (ma fille de trois mois ne cesse de sourire depuis sa naissance) : merci infiniment pour cela. Pourquoi donc la césarienne extrapéritonéale n’est-elle pas la norme aujourd’hui lorsqu’un accouchement par voie basse est impossible ?

 

Le docteur Bénédicte Simon m'a accouchée pour mes deux enfants : ma fille aînée, née en septembre 2014, et ma fille cadette née en juin 2016.    

Il s'est agi pour moi de deux expériences fortes, comme on le vit toujours dans ce moment qui nous est donné de "mettre au monde". Les deux accouchements ont été très différents, mon premier enfant étant née par voie basse - en plein soleil d'après-midi - et ma cadette étant née par césarienne, en toute fin de soirée.

Lors des consultations de suivi les mois précédant l'accouchement , j'étais habituée à voir le docteur Simon de façon assez rapide, compte tenu du rythme des consultations. Mais la présence et la grande humanité du docteur Simon se sont révélées pour moi le jour de mes deux accouchements.

Dans ces deux situations, j'ai apprécié la disponibilité du docteur Simon et son professionnalisme, dont je voudrais rendre témoignage. J'ai apprécié également son calme - y compris dans les moments les plus critiques - et ses paroles venues me "rejoindre" en fonction des émotions que je ressentais : paroles pour rassurer ou pour encourager, paroles toujours très respectueuses aussi de la maman anxieuse que j'étais, en particulier pour la naissance de mon 1er enfant.  

Son calme pendant l'accouchement, je l'ai senti sur ce visage extrêmement concentré, je l'ai senti aussi par des gestes et des mots concis. Lors de la dernière phase de mon accouchement par voie basse, les consignes qui m'étaient données m'ont permis d'avançer pas à pas, jusqu'au moment de toucher enfin la petite tête de mon nouveau-né posé contre moi.  

?Dans tout le suivi précédant l'accouchement, j'ai apprécié aussi l'approche globale des choses, son sens de l'anticipation, et le souci du docteur Simon de regarder chaque risque en présence dans le choix de la décision et de ne rien laisser au hasard - y compris par exemple certaines caractéristiques du 1er accouchement. Au fil des semaines, elle avait pris le temps d'échanger avec moi sur son analyse et sur son "cheminement", sur les risques en présence selon elle et sur la décision qui se dessinait (dans mon cas, l'option possible d'une césarienne) . Son analyse des facteurs en présence s'est révélée exacte le jour de l'accouchement.

Sans être une spécialiste de la question, j'ai compris aussi que sa technique de césarienne n'est pas commune. Elle l'appelle d'ailleurs "césarienne naturelle" : qu'est-ce que cela signifie, avais-je demandé? Le docteur Simon et son infirmière Claire m'avaient répondu dans un sourire : "nous faisons de la place pour le bébé, mais c'est vous qui le faites sortir". Et ce notamment par  l'utilisation du winner flow (comparable à un sifflet, mais heureusement dépourvu de son strident!) qui permet à la maman de "pousser", et ainsi de participer quand même à l'accouchement et à la venue de son bébé, comme en écho à une maman accouchant par voie basse.

Le recours au winner flow m'a été  dans les deux cas très utile. Pour la voie basse, il m'a aidée à répartir mes efforts et à les rendre plus efficaces.

De plus, pour la césarienne je n'ai eu ni agrafes ni fils, mais simplement de la colle. Toujours est-il que j'ai été remise d'aplomb bien plus rapidement que les délais habituellement annoncés.

Pour toutes ces raisons, je suis très reconnaissante au docteur Simon et à Claire, son assistante et infirmière, pour ces deux accouchements. Pour des raisons différentes, ils n'ont pas été faciles mais je les ai vécus avec sérénité et de la manière la plus apaisée possible parce que je me suis toujours sentie en confiance et accompagnée.

En partageant le récit de l'accouchement de mon 2e enfant à l'une de mes plus proches amies, et le choix qui nous avait conduits à opter pour la césarienne, à ma grande surprise je vis ses yeux s'embuer de larmes. "Le médecin t'a sauvé la vie", m'a-t-elle simplement dit, me confiant que sa propre grand-mère était décédée des suites de couches en raison d'une hémorragie.

Près de deux ans plus tard, je ressens de la joie et de la gratitude pour cette vie comme redonnée, vie à pleines mains, comme si j'avais moi aussi vécu une nouvelle naissance, ô combien particulière, naissance en donnant la vie.

 

Il n'y a rien de plus merveilleux et excitant au monde que le sentiment de la maternité.

Le témoignage du moment, donnant la vie à son bébé poussant son premier cri, te touche, te fait pleurer et te fait vivre un sentiment universel commun à toutes les mères du monde, quelque soit leur nationalité ou l'âge.

La relation mère-enfant est unique, c’est une union parfaite.

Une mère est une personne qui ne peut pas être remplacée.

Chaque jour de grossesse n’est pas toujours facile pour une femme, mais au cours de ces 9 mois, sous la supervision d'une spécialiste attentionnée et expérimentée (Dr Simon) ; ceci est presque surmontable.

Grace au Dr Simon, qui utilise une nouvelle méthode de césarienne, j'ai participé et j’ai été un témoin actif lors de la naissance de mon bébé, et c’est le moment le plus merveilleux et inoubliable au monde.

Le moment quand on voit apparaître la petite main du petit miracle, la tête avec les yeux aimables et quand on entend le premier cri, puis on sent son petit cœur battre vite sur sa poitrine.

Grace à cette nouvelle méthode, beaucoup de femmes sont capables de croire en eux-mêmes et en leur propre force intérieure.

Je suis très reconnaissante au Dr Simon pour sa présence et soutien. Elle a offert la possibilité à mon enfant et moi de vivre ce moment merveilleux et ce sentiment unique.

 


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